Aero-News (Aero-News) – L’heure était aux réquisitions, ce mercredi 26 novembre 2025, dans le cadre du procès en appel du crash du vol Rio-Paris. Le parquet général a réclamé la condamnation du constructeur d’avions Airbus et de la compagnie aérienne Air France.
« Cette condamnation doit résonner comme un avertissement »
Lors de ce réquisitoire, les deux avocats généraux ont souligné « l’indécence » de la ligne de défense des deux entreprises. Dans ce procès, la justice reproche au constructeur aéronautique Airbus d’avoir sous-estimé la gravité des défaillances des sondes anémométriques, dont le givrage en haute altitude est le point de départ de l’accident, et de n’avoir pas pris toutes les dispositions nécessaires pour en informer d’urgence les compagnies aériennes qui en étaient équipées. Pour le parquet général, Airbus serait coupable d’un défaut d’information et Air France d’un défaut de formation qui aurait conduit à l’accident.
« Cette condamnation jettera l’opprobre, un discrédit sur ces deux compagnies. C’est une décision qui remettra l’humain au sein de nos préoccupations. Cette condamnation doit donc résonner comme un avertissement », a prévenu l’avocat général Rodolphe Juy-Birmann, aux côtés de sa collègue Agnès Labreuil.
Des mots pour les familles des victimes
Le 1ᵉʳ juin 2009, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s’était abîmé en pleine nuit dans l’Atlantique, quelques heures après son décollage. 216 passagers et 12 membres d’équipage avaient été tués dans la catastrophe. Ce 25 novembre 2025, les familles des victimes ont écouté durant près de cinq heures ce réquisitoire au terme duquel l’avocat général a tenu à s’adresser directement aux endeuillés.
« Seize années écoulées depuis le drame, c’est long, beaucoup trop long. On a été impressionnés de vous savoir là chaque jour, si proche de nous, ce qui donne du sens à notre mission, leur a déclaré l’avocat général Rodolphe Juy-Birmann. J’espère que votre combat prendra fin quand la cour rendra sa décision dans quelques mois. » Le représentant du ministère public a également évoqué la réputation des pilotes aux commandes de l’avion A330 d’Air France ce 1er juin 2009, soulignant qu’ils n’étaient « en rien responsables de cet accident ».






















































































